Nawa Huni

« Les indiens Huni Kuin vivent en isolement relatif et volontaire par rapport à la société nationale péruvienne, en forêt amazonienne, car les rencontres avec les blancs, les incas et les conquérants espagnols du passé, comme les péruviens et les brésiliens du temps actuel, ont toujours été violentes. L’image de cet homme blanc a profondément marqué l’imaginaire des Huni Kuin : il apparaît comme maître du métal, habitant des zones froides de la terre, fondateur de l’État, et porteur de maladies et de la mort. Cette image s’exprime à tous les niveaux du discours indien y compris lors de leurs cérémonies, où la drogue est largement employée. Ceci donna l’idée à deux ethnologues de filmer les réactions des Huni Kuin lorsque, un jour, ceux-ci leur demandèrent d’apporter un film sur leur propre grand village. Nawa Huni raconte cette rencontre avec des images du monde blanc et de ses techniques (port, sidérurgie, rues, intérieurs, télévision). Le film s’ouvre sur une introduction à la situation de ce peuple à l’aide d’images tournées en 1951 par un ethnologue allemand. Les réactions pendant les projections puis les réflexions des porte-parole offrent une vision distanciée de notre civilisation. »
Patrick Deshayes, Barbara Keifenheim

À propos de « Tristes Tropiques »

À propos de « Tristes Tropiques »

Prises de vue contemporaines de villages indiens du Brésil et images tournées en 1935 dont Lévi-Strauss n’avait plus souvenir. L’auteur de Tristes Tropiques, reconsidère sa démarche intellectuelle et personnelle d’anthropologue et analyse les séparations factices entre sens, connaissance et esthétique.

A Arca Dos Zo’e

A Arca Dos Zo'e

Images vidéo à l’appui, Waï Waï, chef des indiens Waiapi, raconte à son village son voyage chez les Zo’e, ethnie jusqu’alors isolée dont le dialecte et les traditions sont similaires à ceux des Waiapi. Aller-retour entre deux mondes, l’un encore vierge mais déjà menacé, l’autre déjà imprégné de la civilisation blanche, connaissant ses technologies et ses dangers.

Gbanga Tita

Gbanga Tita

« Lengé, Pygmée Baka, connaît les récits du monde et les mélodies de Tibola, l’éléphant blanc… Il restait juste assez de pellicule pour un seul plan. Quatre minutes pour le visage et la voix qui, du fond des âges, se souviennent de Gbanga Tita, la calebasse de Dieu… », Thierry Knauff

Tokyo

Dans l’esprit de la série Voyages Voyages proposé par Arte, le réalisateur de Tokyo eyes nous livre ses notes de voyages sur la métropole nippone. Secrète, mutante, techno, pressée…

Tokyo-Ga

Profusions d’images menaçantes, cacophonie des salons de pachinko (machines à sous). Et puis la tombe sans nom du cinéaste Yasujiro Ozu, avec un simple signe chinois ancien Mu. Le vide. Traces, mémoires, réminiscences, absences, monde disparu. L’auteur d’Au fil du temps pérégrine, se perd, médite et rêve à travers Tokyo dans la ville du cinéaste qu’il admire.

Le Mystère Koumiko

Le Mystère Koumiko

« Kumiko Muroka, secrétaire, plus de vingt ans, moins de trente, née en Mandchourie, aimant Giraudoux, détestant le mensonge, élève de l’Institut franco-japonais, aimant Truffaut, détestant les machines électriques et les français trop galants, rencontrée par hasard à Tokyo, pendant les Jeux Olympiques. Autour d’elle, le Japon… », Chris Marker

La Bombe

La Bombe

1966. Les Chinois envahissent le Vietnam. Pour prévenir l’intervention des États-Unis, les Russes occupent Berlin-Ouest. L’OTAN reçoit l’autorisation d’employer l’arme nucléaire contre l’agresseur. En Angleterre, prévoyant l’imminence du danger, les services de la Protection Civile distribuent un petit manuel d’avertissement à la population déconcertée. Une bombe nucléaire tombe dans le comté de Kent où se situe une base importante de missiles intercontinentaux. La Bombe (ou plus précisément Le Jeu de la guerre, traduction littérale du titre original) constitue, aujourd’hui encore, l’un des plus convaincants et des plus vigoureux plaidoyers contre la Guerre Nucléaire. À l’origine, le projet résulte d’une commande officielle de la chaîne britannique de télévision, la BBC. Devant l’horreur dégagée par la vision du film et l’impact percutant de ses images, la télévision refusa catégoriquement de le programmer, arguant que sa diffusion pourrait provoquer dans le pays une panique comparable à celle survenue en 1938 aux États-Unis. à la suite de l’émission de radio d’Orson Welles adaptant La Guerre des Mondes de H. G. Wells. La diffusion de l’œuvre fut donc uniquement autorisée au cinéma.

Images et Loisirs 92/5 ; Les Fiches de Monsieur Cinéma.

Le Tableau noir

Le Tableau noir

À la suite d’un bombardement au Kurdistan iranien, des instituteurs errent de villages en villages à la recherche d’élèves. L’un deux croise sur son chemin un groupe d’adolescents qui passent clandestinement la frontière entre l’Iran et l’Irak. Il essaie de leur apprendre à lire et à écrire mais aucun d’entre eux ne s’y intéresse vraiment. Un autre instituteur rencontre un groupe de vieillards qui cherchent à rejoindre leur terre natale pour y finir leurs jours. Ils ne manifestent pas, eux non plus, le moindre désir d’apprendre à lire ou à écrire sauf peut-être une jeune veuve… L’instituteur s’éprend d’elle et suit le groupe vers la frontière…

Mokarrameh, mémoires et rêves

Mokarrameh, mémoires et rêves

Une femme possédait une vache à laquelle elle vouait une grande tendresse. Mais pour la nourrir, elle se devait de lui chercher de l’herbe très loin, ce qui la fatiguait. Un jour, ses enfants ont décidé de vendre l’animal sans la prévenir. Pour conjurer sa grande tristesse, elle s’est mise à peindre sur tous les supports qu’elle pouvait trouver : les murs de sa maison, des citrouilles, la porte du frigidaire… Aujourd’hui, comme chaque mois, son fils lui rend visite et lui amène du papier et des couleurs.

Le film montre en quoi l’imaginaire de Mokarrameh se mêle à sa réalité. Tous ses dessins content une histoire : la sienne, celle des co-épouses de son mari, le travail, la vie des femmes au village…