Au regard de l’autre

À quarante ans, Véronique fête un anniversaire d’importance : ses douze mois d’abstinence après des années dans l’alcool. Au travers d’une visite de sa maison chargée de souvenirs douloureux, et de brefs extraits du journal qu’elle a tenu pendant son sevrage, Véronique nous parle de sa maladie.

Elle Meurt pas la mort

Une classe d’enfants de cinq ans en banlieue parisienne, s’exprime sur ce thème de la mort. Leurs regards et leurs paroles se croisent. Le film privilégie la force de leur imaginaire, la poésie de leur propos, et leur sens de l’évidence.

Nous nous sommes tant aimés

Entrer à quinze dans le vestiaire, n’en ressortir qu’en faisant un ; l’avant-match, le vestiaire. les moments où se cristallisent les vertus du rugby.

Petit frère

Kahli est boxeur amateur. Je l’ai croisé un matin dans le quartier Picpus. Le soir du même jour, je l’ai vu par hasard dans un café « Le rendez-vous des amis ». Il m’a raconté son histoire, il avait grossi, il devait perdre du poids pour remettre les gants. J’ai décidé de l’accompagner.

La Voie suisse 

La Suisse vue par trois de ses doyens, trois vénérables arpenteurs, trois vétérans du plancher des vaches. Trois petits points aussi pour un regard éclaté sans véritable cohérence. Un regard tantôt naïf, tantôt lucide, mais qui témoigne peut-être de l’état de mélancolie dont la Suisse souffre actuellement. Un regard d’ancêtre qui part à la dérive, qui ne se donne pas comme révélation du brave pays des montres et du chocolat. Reste sans doute un sentiment palpable : celui d’une opaque solitude, d’un vieillissement inéluctable et cette envie étrange mais légitime de mourir à la montagne, et de retrouver la Suisse telle qu’on la voudrait encore : mythique et brillante comme un sou neuf.

Le Fil

Mathieu, seize ans, est autiste. Michèle, sa mère, s’occupe de lui depuis qu’il est petit, parce qu’elle refuse de placer son enfant dans un hôpital psychiatrique ou dans une institution qui ne serait pas adaptée à l’autisme. « Ce que je veux, c’est voir mon enfant grandir, évoluer, et tout faire pour ça. » Pour Michèle, comme pour tant de parents qui vivent avec leur enfant autiste, obtenir de bons résultats est une œuvre de longue haleine, jamais terminée.

Les Fils du vent 

Ils sont Fils du Vent au milieu d’un certain progrès qui pousse le monde à s’enfermer chez soi et à se renfermer sur soi. Ils sont quelques-uns à croire qu’ils peuvent vivre « prisonniers » de leur liberté. Ils vivent ensemble pour le pire et le meilleur. Ils sont Tsiganes. Leurs enfants apprennent à voyager avant d’apprendre à marcher. Mais pour combien de temps ? Dans des banlieues de banlieues, les Fils du vent goûtent à un mode de vie plus séduisant… apparemment. Pourront-ils vivre longtemps de leurs voyages, de leur musique, de leur talent d’artiste et de débrouille ? Vont-ils briser leurs chaînes de liberté pour un HLM et un statut de citoyen enraciné ?

Un été à Bombay

On déconseille toujours les voyages en Inde pendant la saison des pluies, pourtant, c’est un moment magnifique, attendu avec fièvre par tous les Indiens. À Bombay, c’est le désordre total, mais chacun adapte ses activités au rythme de la saison. La mousson passe sur la ville comme une vague, inonde ses artères, nourrit les conversations. Elle réveille l’Inde qui y puise sa poésie et ses scènes de film les plus sensuelles, car c’est aussi la saison de l’amour.

Une chronique de ces temps de pluie dont la musique est dans le cœur de tous les Indiens.