Le Fil

Mathieu, seize ans, est autiste. Michèle, sa mère, s’occupe de lui depuis qu’il est petit, parce qu’elle refuse de placer son enfant dans un hôpital psychiatrique ou dans une institution qui ne serait pas adaptée à l’autisme. « Ce que je veux, c’est voir mon enfant grandir, évoluer, et tout faire pour ça. » Pour Michèle, comme pour tant de parents qui vivent avec leur enfant autiste, obtenir de bons résultats est une œuvre de longue haleine, jamais terminée.

Les Fils du vent 

Ils sont Fils du Vent au milieu d’un certain progrès qui pousse le monde à s’enfermer chez soi et à se renfermer sur soi. Ils sont quelques-uns à croire qu’ils peuvent vivre « prisonniers » de leur liberté. Ils vivent ensemble pour le pire et le meilleur. Ils sont Tsiganes. Leurs enfants apprennent à voyager avant d’apprendre à marcher. Mais pour combien de temps ? Dans des banlieues de banlieues, les Fils du vent goûtent à un mode de vie plus séduisant… apparemment. Pourront-ils vivre longtemps de leurs voyages, de leur musique, de leur talent d’artiste et de débrouille ? Vont-ils briser leurs chaînes de liberté pour un HLM et un statut de citoyen enraciné ?

Un été à Bombay

On déconseille toujours les voyages en Inde pendant la saison des pluies, pourtant, c’est un moment magnifique, attendu avec fièvre par tous les Indiens. À Bombay, c’est le désordre total, mais chacun adapte ses activités au rythme de la saison. La mousson passe sur la ville comme une vague, inonde ses artères, nourrit les conversations. Elle réveille l’Inde qui y puise sa poésie et ses scènes de film les plus sensuelles, car c’est aussi la saison de l’amour.

Une chronique de ces temps de pluie dont la musique est dans le cœur de tous les Indiens.

Matti Ke Lal, fils de la terre 

En Inde, dans un quartier du vieux Delhi, un homme se bat chaque jour sans relâche contre l’Histoire, contre l’époque, contre les faiblesses des hommes mais aussi contre Dieu. Guru Hanuman a choisi d’offrir sa vie à son pays, aux enfants de son peuple. Fondateur d’une école, il enseigne la lutte aux orphelins des rues. La lutte traditionnelle « Kushti », celle qui se pratique dans l’arène de boue et celle du combat de tous les jours, de l’homme face à son destin. Rencontre avec un homme de quatre-vingt-dix-huit ans, né avec le siècle et nourri de sentiment de libération pour l’indépendance : une légende vivante de la lutte en Inde.

Dear Adamir

Dear Adamir

Ademir Kenovic est cinéaste à Sarajevo ; pendant toute la durée de la guerre en Bosnie, il reste à Sarajevo et filme les habitants de la ville assiégée. Ses images ont été diffusées notamment par la BBC et Arte (Deux minutes pour Sarajevo). Daniel Coche avait invité Ademir Kenovic au festival du Film de Strasbourg avant la guerre ; il lui adresse une lettre très personnelle, en forme de film, mêlant les images de la défunte Yougoslavie et des manifestations strasbourgeoises de soutien aux démocrates bosniaques. Cette lettre est une tentative pour donner du sens à notre mémoire.

Clean Time le soleil en plein hiver

Clean Time le soleil en plein hiver

Marc a trente-quatre ans. Pendant dix ans, il a été toxicomane. Depuis deux ans, il a tout arrêté, il ne prend plus « aucune molécule pouvant modifier le comportement ». Tourné sur quatre ans, ce film est une chronique d’un retour vers la normalité. C’est l’histoire d’une errance qui a changé de sens. D’une dérive sans espoir de retour, elle est devenue le champ de tous les possibles.

Cathédrale

Cathédrale

À Mejorada, tout près de Madrid et son aéroport, Justo a entrepris, voici trente ans, de construire tout seul la dernière cathédrale d’Espagne. Une « forteresse romane, en moins massif », qu’il bâtit sans plans préalables, avec des matériaux de récupération et le renfort de deux garçons du village, Sergio et Antonio. Touristes et voisins en visite défilent sur le  chantier immense, tandis que le maître d’œuvre et ses apprentis, indifférents aux regards, s’activent sous la coupole  inachevée. « On accepte les dons pour finir les travaux. »

Beaivi

Beaivi

Une lapone projetée dans la vie suédoise raconte les rennes, le bruit des rennes, tout au fond du cercle polaire, mais surtout les paroles de son grand-père, l’Histoire d’une mythologie, de la naissance du monde chez les Saames.

Arch’Ange

Fil d’Ariane – Démarche ethnologique – Autodidacte – Image et Son – Immersion/Lieux – Investigation/Temps – Intégration/Groupe – Intention – Intuition – Doutes – Arche – Guide – Lumière – Recherche – Histoire – Matière – Hommes – Archives – Techniques – Mémoire – Porte paroles – Poétique – Trouver – Chimie – Révélation – Supports – Décomposition – Dégradation – Blanc -Lampe-Noirs-A Arc – Artisan – Ombres – Fabrication – Machines – Conservation – Boites – Émulsion – 21 – Expression – Magnétique – Argentine – Couleurs – Trace – Trame – 3 – Feu

Plutôt la vie ! 

Je lui ai dit : « Myriam, raconte-moi une histoire. » Elle en avait les larmes aux yeux. Raconter des histoires, c’est exactement ce qu’elle aime. Elle s’appelle Myriam Mallié. Elle est une de nos meilleures conteuses. Elle m’a parlé de Gilgamesh, « l’homme qui ne voulait pas mourir » et de son voyage « au-delà du bout du monde » pour obtenir le secret de la vie sans fin. J’ai eu envie de faire connaître ce qu’est le travail d’une conteuse et l’acte de raconter, car elle m’avait ouvert les portes d’un bien étrange domaine. C’est ainsi que j’ai décidé de filmer la (re)création, par Myriam, de cette histoire vieille de cinq mille ans, depuis l’écriture de son adaptation jusqu’à la première présentation en public.

C’est la plus ancienne histoire du monde, une légende qui brasse les aspirations essentielles, Vie, Amour, Mort, Éternité. Celle de Gilgamesh dont s’empare avec passion et doute la conteuse Myriam Mallié. Un film en résonance magique avec l’éclosion hors de sa chrysalide d’un spectacle de paroles, d’écoutes et de silences. Sensible, lumineux. intense.