L’Homme qui écoute

« Je suis l’homme qui écoute…
Du matin au soir, sans aucun répit…
Quelques fois je me bouche les oreilles, mais j’écoute quand même »…

« … Ainsi commence le récit de L’Homme qui écoute, journal documenté du monde sonore, exploration de tous les sons formant notre univers auditif : la musique, les sons du langage, les différents bruits (naturels ou fabriqués) de notre quotidien. D’une pièce de Boulez aux “langues à cliks” des bushmen africains, du grésillement d’un banc de crevettes aux sons imaginaires de nos rêves, un même désir entraîne ce récit : “J’aimerais comprendre tout ce que j’écoute, comment je l’entends, pourquoi c’est là…”. L’Homme qui écoute chronique le monde sonore, de Paris à New-York, de Québec à Marseille… Il fait surtout un voyage intérieur dans le monde de la pensée : il démontre notre machine à entendre. », François Caillat

Le Cas Howard Phillips Lovecraft

Est-ce le jour, est-ce la nuit ? Le temps ne passe pas entre ces quatre murs sales, maculés de taches d’humidité, de traces de doigts. Sommes-nous à New-York ? Ailleurs ?

Un appartement new-yorkais, mettons. Un appartement hanté par une chose qui vit là. Ou ne vit pas. Un appartement rempli par les peurs et les haines de cette chose. Qu’est-ce que c’est ? Lovecraft ? Pas sûr. Est-ce que c’est vivant ? Ça bouge en tout cas. Ça bouge mais furtivement. Ça vit, donc. Mais à peine. Ça ne respire pas (peut-être par crainte d’attirer l’attention).

Non, cette chose n’est pas Lovecraft. Elle n’en est pas l’incarnation. Elle en est une traduction. Voici Lovecraft, tel qu’il se voit lui-même. Réel, mais si peu. Vivant, mais à peine.

Toute marche mystérieuse vers un destin est une tentative de portrait psychique de celui qu’on appelait le « reclus de Providence ». Écrivain dépressif, jamais filmé, jamais enregistré, il ne reste de lui que quelques photographies pieusement regroupées par ses admirateurs. Et puis sa correspondance, innombrable. Et son œuvre immense, qui opère un renouvellement pur et simple de la littérature fantastique.

Bienvenue au grand magasin

Bienvenue au grand magasin

À Paris, sur le Boulevard Haussmann, le grand magasin des Galeries Lafayette est au même titre que la Tour Eiffel ou les Champs Élysées un symbole de la vie parisienne. Mais le magasin Haussmann est aussi le « vaisseau amiral » de l’un des groupes commerciaux les plus importants de France. Des réunions de direction aux scènes de la vente quotidienne, rythmées par les joies et les peines des uns et des autres, ce feuilleton documentaire nous plonge au sein des mécanismes d’une grande entreprise et de ses contradictions. En suivant nos personnages, en s’attachant à leur personnalité et à leurs parcours, se dessine un portrait des enjeux qui agitent notre société.

  • 1er épisode : Piercing interdit (26′)
  • 2e épisode : 5 millions à l’heure (26′)
  • 3e épisode : L’apprentie sorcière (26′)
  • 4e épisode : Les larmes de Madame Gourband (26′)

Le Fils du pressing

Pour sauver de la faillite le pressing de ses parents, Imad interrompt ses études de psychologie. Implanté au cœur d’une cité populaire, le commerce avait perdu une grande partie de sa clientèle, de plus en plus touchée par la crise économique. Pour ce jeune homme d’origine tunisienne, il n’est pas acceptable de perdre un patrimoine familial, symbole d’une ascension sociale réussie. Face à la crise, Imad fait preuve d’une énergie et d’une imagination exemplaires, inventant une politique de prix adaptée : « le tout à quinze francs »…

La Traversée de la France à pied

Un homme à pied, avec une caméra, seul, pendant un an, traverse la France, de Paris à la Méditerranée. Il fuit les grandes villes, les grandes routes, les endroits fréquentés. Il cherche des paysages secrets, des lieux inattendus, et surtout des gens – ces « petites gens », toujours là, même si personne n’en parle. Et à travers ces rencontres, se filme et se construit une image de la France.

Il était une fois la télé

Il était une fois la télé

À la Bastide en Val dans les années quatre-vingt, on regarde la télé, on l’aime, on la charrie, on l’envie, on en parle. Même le curé dans son sermon évoque la séduction et les dangers de « la petite image ». À travers ces personnages à l’accent rocailleux que la réalisatrice connaît bien, nous découvrons une télévision chaleureuse et humaine.

Eisenhüttenstadt

Eisenhüttenstadt

Eisenhüttenstadt. « La ville où on fait du fer » est une cité de cinquante mille habitants située en Allemagne Orientale, l’ex « RDA ». Bâtie ex-nihilo il y a un demi-siècle sur un site où se trouvait lors de la Guerre de 1939-45, un stalag et une usine de Zyklon 5. Son développement est lié intrinsèquement à l’implantation d’une usine sidérurgique à l’ère d’« un monde nouveau », alors proclamée dans l’Europe de l’Est. À travers les différentes strates de son architecture, se dévoilent les valses-hésitations – idéologiques, politiques, économiques, humaines – qui marquèrent l’évolution de la République Démocratique Allemande. Toujours dépendante de cette quasi mono-activité malgré les mutations qui sont advenues après la Réunification, Eisenhüttenstadt voit son sort indissolublement inscrit dans la perspective originelle qui l’a fait naître…

L’Île de Symi

La beauté des îles de la mer Égée masque l’extrême précarité de leur situation. Le problème, pour chacune d’elles, a été de vivre de ses propres ressources, de son sol, de ses vergers, de ses troupeaux ; et, ne le pouvant pas, de s’ouvrir au dehors. Vivre sur une île, c’est vivre avec la mer. C’est ici, dans les Cyclades, que la navigation a pris son essor, au deuxième millénaire. Aujourd’hui, le développement du tourisme jugule l’hémorragie humaine qui vidait Symi. Mais alors que l’île avait résisté à des siècles d’invasions guerrières, ces déferlements pacifiques n’en laissent plus que l’apparence.

Bitche

Bitche

Moselle. Trois siècles de guerres ont laissé des marques dans ce paysage de frontière. Les plus visibles sont les fortifications dressées contre l’Allemagne Les contraintes militaires ont modelé le paysage en étouffant toute velléité de développement économique. À présent, la frontière est perméable. Bitche construite contre l’Allemagne ne vit plus aujourd’hui que par l’Allemagne. Progressivement, les raisons économiques l’emportent sur les divisions de l’histoire.

D’une rive à l’autre 

D'une rive à l'autre

C’est l’histoire d’une jeune femme née et ayant vécu en Algérie après l’indépendance, fille de pieds-noirs naturalisés algériens, qui, « perturbée » par le retournement historique que représente l’exil actuel de ses parents en France, décide de revisiter leur histoire.

Elle le fait en interrogeant son père et sa mère, ses frères mais aussi certaines personnes qui ont été proches de ses parents à des moments cruciaux de l’histoire algérienne et qui ont emprunté d’autres itinéraires.

À travers le prisme minuscule d’un noyau familial, on entre-percevra certains je(ux) de cette union charnelle et sans espoir qui liât l’Algérie à la France ; union conflictuelle, passionnelle, ambivalente, qui ne cesse de résonner de chaque côté de la Méditerranée.

Une histoire d’exil singulier mais également une simple histoire de famille comme celle de tout un chacun.