Le Cri de l’encre

Un papier, une plume, de l’encre, des lignes, des courbes, et… la création. Dessiner des formes, des éclairs, freiner sec, doucement tracer une courbe puis, repartir en ligne droite. Propositions de plume, arêtes dorsales, cris écrits de femmes, d’objets.

La Vie n’est pas faite que des anges

La Vie n'est pas faite que des anges

Kada a trente-cinq ans, Aram six ans. Père et fils, l’un est né en Algérie, l’autre en France. Aram a la naïveté des anges, Kada le vécu d’un homme qui a galéré mais que la musique a sauvé de l’amertume. C’est la relation de ces deux personnages et leur complicité que ce film tente de nous dévoiler à travers leur quotidien.

Lettres de papi

Un film basé sur des lettres de mon grand-père, qu’il écrivait à ma grand-mère au début de la guerre. Le souvenir de mon grand-père devient palpable. Des images minimales de la nature, des changements de lumière et de rythme, des images d’un vieux fort de guerre.

Greetings from Jerusalem

Dix minutes dans la vie d’une ville  (10 minutes)
Rarement une ville ressemble à ses cartes postales : elle est moins limpide, moins lisible, moins lisse. Quand, par accident, le touriste s’égare des sentiers qui relient les monuments, une autre ville lui saute au visage. Plus terne peut-être, mais plus authentique. Cette ville autre, modeste, offre, dans ses interstices triviaux, paysages urbains d’une beauté non normative, non consensuelle : il faut chercher leur beauté possible à l’intérieur de nous.

Auto-portrait d’une ville (17 minutes)
Auto-portrait de Jérusalem. À travers ses cartes postales – ses cartes de visite – la ville se vend, se vante, s’exporte au monde, exhibe ses bons profils. Sur chaque chromo se dresse un fragment d’une représentation flatteuse : la ville comme ville idéale. Une Jérusalem céleste.

De Bombay à Tel Aviv

Mêlant bandes d’actualité et films d’amateurs, le film raconte l’immigration des Bnei Israël en Israël. Les Bnei Israël constituent une des trois communautés juives indiennes. Dès la création de l’État d’Israël en 1948, ils partent s’y installer. Comment sont-ils accueillis par la société israélienne ? Comment réagissent-ils à celle-ci ? Au bout de cinquante ans sont-ils devenus de vrais israéliens ? Ou restent-ils des indiens ? Il n’y a pas de réponses simples. De Bombay à Tel Aviv tente de réinscrire la complexité du sujet, tout en favorisant un ton personnel et humain.

Chroniques d’un balayeur

Buvons un thé… Portrait conté et évocation onirique d’Ali balayeur, le « maître d’un royaume désert »… Entre passé et présent, fiction et réalité.

Mort à Vignole

À quelques clapotis nostalgiques de la langueur théâtralisée de Venise, une simple île dans la lagune, Vignole. Un film de famille. Des regards qui interrogent le temps, la vie qui file, les souvenirs et les oublis. Des naissances, des enfants, des histoires d’amour et de mort. « Filmer ceux qu’on aime, se prétendre à la mémoire et défier la mort ». Un film qui interroge les images familiales et par delà, le cinéma et la temporalité indécise de nos perceptions.

Là-bas où le diable vous souhaite bonne nuit

Là-bas où le diable vous souhaite bonne nuit

Le bout du monde. La Pologne et son monde paysan vivent une rupture. La grand-mère se meurt et avec elle la ferme. Ce n’est plus possible de vivre de si peu (pour si peu). Son fils, l’homme du bout du rang, ne restera pas seul au milieu de cette forêt. Quel en est le sens ? Il se souvient de cette période où il travaillait « en ville », il y a quinze ans. Il n’arrive pas à regretter et pourtant il sait bien qu’il ne peut pas rester sur ce sable. À Varsovie, les bouleversements économiques sont ce qu’ils sont. On ressent un vide insupportable. Cette mort puissante devant laquelle on reste les bras ballants. Alors, il va partir, on ne voit pas ce qu’il peut faire d’autre. Nous ne savons pas ce qui l’attend.

Une photographie de l’instant. Un essai documentaire, à travers une simple histoire, sur les événements humains et économiques qui se déroulent en ce moment en Pologne.

Encore une image de la vie traditionnelle paysanne qui disparaît sous nos yeux, bouleversée par une évolution des sociétés qui, dans les pays occidentaux, a mis quarante ans à se réaliser.

Le Plat de sardines

Où la première fois que j’ai entendu parler d’Israël. Au début, il y avait… le plat de sardines. C’était chez ma tante, dans un quartier populaire de l’ancienne Beyrouth. Un jour de canicule de l’été 1950, j’avais six ans, et l’État d’Israël en avait à peine deux !

Diego

La guerre civile espagnole (1936-1939) fut aussi une tentative inédite de révolution libertaire. Diego Camacho est l’un des derniers témoins de cette expérience, qui a marqué toute sa vie. Je lui ai proposé de commenter une sélection de photos de l’époque, dont certaines s’attachent à des souvenirs directement vécus, tandis que d’autres renvoient aux scènes de son « roman familial », le film sera monté comme s’il s’agissait d’une seule nuit, et se déroulera entièrement dans un vieux café de Barcelone. C’est un film sur le travail de la mémoire, qui repose sur un double dispositif : il prend appui sur une iconographie originale de la guerre d’Espagne pour interroger la mémoire de l’un de ses derniers survivants et en même temps se sert de la mémoire vivante pour questionner la mémoire photographique.