Accès au succès

Non, non, le chômage n’est pas perdu pour tout le monde et il y en a même qui en vivent. Ou qui essaient. Par exemple, si vous proposez un séminaire joliment intitulé « Accès au succès », c’est bien le diable s’il n’y a pas quelques chômeurs prêts à payer les cinq cents francs d’inscription : ce n’est pas cher pour apprendre les recettes du succès et de la fortune. Par exemple, créer un séminaire de formation…

À fond la caisse

Il n’est jamais passé à « l’École des fans » et pourtant c’est un virtuose. Et il n’a que quatre ans. Mais les pédales sur lesquelles il appuie ne sont pas celles d’un piano mais de sa petite moto. Ses parents lui ont rêvé un avenir de champion et il passe allègrement de ses langues à la mécanique. Votre gamin n’est pas un petit Mozart ? Faites en un petit motard…

Monsieur le Bourgmestre

Hervé Brouhon est mort. Quelques bonnes âmes avaient été offusquées du portrait qu’en avait tiré Strip-Tease : ne risquait-on pas encore de ternir l’image des hommes politiques ? Mais après tout ce n’est pas Strip-Tease qui l’avait mis au pouvoir… Et puis ce portrait sans fard, hautement revendiqué par le modèle, est-il vraiment pire que l’habituelle langue de bois ?

Chaud business

Tous les médias vous ont parlé de ce docteur qui conserve son épouse morte dans un congélateur. C’était une anecdote insolite, un peu macabre mais rien qu’une anecdote. Strip-tease qui s’intéresse aux rapports entre mortels, fussent-ils vivants, vous présente Chantal qui, en accord avec le docteur, fait visiter la crypte aux touristes ravis. Entre une tranche de foie gras et un flacon de vin d’Anjou.

Les Restos du cœur

On n’a pas tous les jours du caviar… Encore heureux, on s’en lasse. Les pommes de terre par contre, on serait prêt à dépenser une fortune pour leur saveur délicate. Strip-tease a trouvé des chançards pour qui même la patate est à l’œil : les critiques gastronomiques  et les chroniqueurs mondains. Mais même eux ont parfois l’obligation de s’envoyer du caviar…

Maryflo

Maryflo

En janvier 1997, un conflit social très dur faisait la une des journaux. Dans une usine de confection du Morbihan, Maryflo, se déroułait une grève d’ouvrières réclamant le départ du directeur de l’usine. Il était accusé par les syndicats de régner avec des méthodes dignes d’un roman de Zola, usant et abusant des injures les plus sexistes. Olivier Lamour pour Strip-Tease avait filmé dans cette entreprise un mois avant le conflit, l’ambiance qui régnait entre les principaux protagonistes, les ouvrières et le directeur. Première partie et premier acte : Maryflo I, La guerre des tranchées.

Quand un mois plus tard, le conflit a éclaté, l’équipe était sur place, slalomant entre les grévistes, les non-grévistes, le directeur et le PDG qui en l’occurrence est une pédégère. Cela donne ce regard multiple, cette approche des protagonistes que tout oppose et qui ne se parlent parfois que par caméra interposée. Deuxième partie et deuxième acte : Maryflo 2, La guerre des tranchées.

Après diverses péripéties dont l’occupation de l’usine, le tribunal de commerce de Lorient a écarté le directeur et nommé un administrateur provisoire. Le travail a repris mais une des chaînes de l’usine a été arrêtée et soixante-quatre ouvrières ont été licenciées. Un recours est en instance de jugement. Mais délaissant la base, « Strip-Tease »  s’est attaché aux pas de la pédégère qui pour être une patronne de poigne n’en est pas moins une femme, une vraie. Et c’est la dernière époque : Maryflo 3, Le repos du guerrier

Épilogue : Si chacun restait à sa place, les ouvrières plus efficaces, les patrons un peu plus coriaces, on éviterait la lutte des classes…

Du beurre dans les tartines

L’autopsie acide d’un conflit social dans une petite entreprise paternaliste en crise. Ce second film de Manu Bonmariage auto-consacré « réalisateur » (enfin !) obtint le Sesterce d’Or (Grand Prix) du Festival documentaire de Nyon en Suisse (devenu aujourd’hui sous la houlette de Jean Perret, Visions du réel).

Dimanche

Le sentiment du vide du « septième » jour, partition caustique pour évoquer le temps des « loisirs » par touches sensibles. Bernhard un auteur météore et poète dont l’œuvre se concentre en cinq court-métrages réalisés entre 1954 et 1972.