Entrer à quinze dans le vestiaire, n’en ressortir qu’en faisant un ; l’avant-match, le vestiaire. les moments où se cristallisent les vertus du rugby.
Petit frère
Kahli est boxeur amateur. Je l’ai croisé un matin dans le quartier Picpus. Le soir du même jour, je l’ai vu par hasard dans un café « Le rendez-vous des amis ». Il m’a raconté son histoire, il avait grossi, il devait perdre du poids pour remettre les gants. J’ai décidé de l’accompagner.
Le Sac à rose
Mémoire sucrière, mémoire ouvrière.
La Voie suisse
La Suisse vue par trois de ses doyens, trois vénérables arpenteurs, trois vétérans du plancher des vaches. Trois petits points aussi pour un regard éclaté sans véritable cohérence. Un regard tantôt naïf, tantôt lucide, mais qui témoigne peut-être de l’état de mélancolie dont la Suisse souffre actuellement. Un regard d’ancêtre qui part à la dérive, qui ne se donne pas comme révélation du brave pays des montres et du chocolat. Reste sans doute un sentiment palpable : celui d’une opaque solitude, d’un vieillissement inéluctable et cette envie étrange mais légitime de mourir à la montagne, et de retrouver la Suisse telle qu’on la voudrait encore : mythique et brillante comme un sou neuf.
Le Fil
Mathieu, seize ans, est autiste. Michèle, sa mère, s’occupe de lui depuis qu’il est petit, parce qu’elle refuse de placer son enfant dans un hôpital psychiatrique ou dans une institution qui ne serait pas adaptée à l’autisme. « Ce que je veux, c’est voir mon enfant grandir, évoluer, et tout faire pour ça. » Pour Michèle, comme pour tant de parents qui vivent avec leur enfant autiste, obtenir de bons résultats est une œuvre de longue haleine, jamais terminée.
Les Fils du vent
Ils sont Fils du Vent au milieu d’un certain progrès qui pousse le monde à s’enfermer chez soi et à se renfermer sur soi. Ils sont quelques-uns à croire qu’ils peuvent vivre « prisonniers » de leur liberté. Ils vivent ensemble pour le pire et le meilleur. Ils sont Tsiganes. Leurs enfants apprennent à voyager avant d’apprendre à marcher. Mais pour combien de temps ? Dans des banlieues de banlieues, les Fils du vent goûtent à un mode de vie plus séduisant… apparemment. Pourront-ils vivre longtemps de leurs voyages, de leur musique, de leur talent d’artiste et de débrouille ? Vont-ils briser leurs chaînes de liberté pour un HLM et un statut de citoyen enraciné ?
Un été à Bombay
On déconseille toujours les voyages en Inde pendant la saison des pluies, pourtant, c’est un moment magnifique, attendu avec fièvre par tous les Indiens. À Bombay, c’est le désordre total, mais chacun adapte ses activités au rythme de la saison. La mousson passe sur la ville comme une vague, inonde ses artères, nourrit les conversations. Elle réveille l’Inde qui y puise sa poésie et ses scènes de film les plus sensuelles, car c’est aussi la saison de l’amour.
Une chronique de ces temps de pluie dont la musique est dans le cœur de tous les Indiens.
Matti Ke Lal, fils de la terre
En Inde, dans un quartier du vieux Delhi, un homme se bat chaque jour sans relâche contre l’Histoire, contre l’époque, contre les faiblesses des hommes mais aussi contre Dieu. Guru Hanuman a choisi d’offrir sa vie à son pays, aux enfants de son peuple. Fondateur d’une école, il enseigne la lutte aux orphelins des rues. La lutte traditionnelle « Kushti », celle qui se pratique dans l’arène de boue et celle du combat de tous les jours, de l’homme face à son destin. Rencontre avec un homme de quatre-vingt-dix-huit ans, né avec le siècle et nourri de sentiment de libération pour l’indépendance : une légende vivante de la lutte en Inde.
Dear Adamir
Ademir Kenovic est cinéaste à Sarajevo ; pendant toute la durée de la guerre en Bosnie, il reste à Sarajevo et filme les habitants de la ville assiégée. Ses images ont été diffusées notamment par la BBC et Arte (Deux minutes pour Sarajevo). Daniel Coche avait invité Ademir Kenovic au festival du Film de Strasbourg avant la guerre ; il lui adresse une lettre très personnelle, en forme de film, mêlant les images de la défunte Yougoslavie et des manifestations strasbourgeoises de soutien aux démocrates bosniaques. Cette lettre est une tentative pour donner du sens à notre mémoire.
Clean Time le soleil en plein hiver
Marc a trente-quatre ans. Pendant dix ans, il a été toxicomane. Depuis deux ans, il a tout arrêté, il ne prend plus « aucune molécule pouvant modifier le comportement ». Tourné sur quatre ans, ce film est une chronique d’un retour vers la normalité. C’est l’histoire d’une errance qui a changé de sens. D’une dérive sans espoir de retour, elle est devenue le champ de tous les possibles.
